Joan COLDEFY

fafa-copie

De volumes en images et d’images en 3D , les lignes se donnent droites et entremêlées , insoumises et coupées de rire.
Des pages entières sont prises , habillées de graphisme aux structures architecturales affables qui définissent de leurs lignes aimables un univers joueur où la couleur compte tout autant que sa forme.
Offertes , toujours pleines de tendresse , elles sont comme un sourire moqueur quand l’autre est effrayé.
Droites lignes aux penchants exaltés d’une main toujours prête à vouloir croire au constructivisme avancé de sa propre destiné de brute moderniste au présent apaisé . Un truc sincère et droit, révélant par là-même que les endroits aussi ont un esprit .
L’ enfant découvert , donc presque nu et déjà mûri de sa libre pensée, restructure sa liberté dansante le long d’un fil de rasoir sombre, enchanté de sa pâleur apprêtée tout du long de sa main sûre déjà lancée de l’attaque de sa vanité vers les célestes chantiers.
Un mur plat trouve sa boule puis s’enroule le long des lignes assignées, découragées du pire vers un enclin meilleur de cet oeil qui y voit encore quelque chose de plus grand et qui sans plus attendre s’y immisçait.
Ligne droite contente, constante toute comprise, exquise éprise et compromise en symbiose de présence orgasmique. Et puis nous touchent là, où nous sommes seuls, en privé et bien aise.
– « Tu la sens ma liberté d’expression?
– Moi , je la sens bien sa liberté d’expression. »
Epiques et pointues déjà éructantes de bonheur bien compris puisque vécu par le pouvoir de création véritable récréation avec pains au chocolat à l’appuis.
Pour une caresse tendre sur un fond gris de plomb et vice versa.
Avec humour décalé de l’intransigeante apogée de lignes droites entrecroisées où déjà , le point de fuite fait sa valise pour te rejoindre toi qui regarde rassuré , enfin convaincu de par tant de convergence.
confortable dans sa réguliére évolution qui immédiatement appelle tendresse, contredisant ainsi l’idée d’absolue et de sécheresse du mécanique.
Appossant sans vergogne une âme reposante sur les lauriers flétris d’un modernisme de béton déjà compromis de nuages nostalgiques .
– « C’est ç’ui qui dit qui est « 
Instinctif coloriste bien balancé.
Une distance sophistiquée en accordance au recul froid et nécessaire au pouvoir du dire clair et libre.
Il y a un enfant terrible, terriblement attaché à sa liberté par sa sélection, juste de tons charmeurs.
Un besoin de contrôle tout en nuance,
toujours là attentif et sensible.
Avoir connu la faim,
avoir connu la soif,
connaître aussi la pitance,
c’est déjà presqu’une fête,
et tous ils gueulaient tendrement. 

Olivier Garbay critique , poète londres 2018

http://joancoldefy.free.fr